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Guide obligations

Dératisation : ce que la loi impose aux copropriétés, restaurants et bailleurs

Copropriété, restaurant ou location : dès qu'un rongeur s'installe, la question de qui doit agir et qui doit payer se pose vite. Ce guide fait le point sur les obligations de chacun à Nantes, pour éviter les conflits et réagir au bon moment.

5 min de lecture · Mis en ligne le 16 septembre 2026

Dératisation : ce que la loi impose aux copropriétés, restaurants et bailleurs

Bailleur : ce qui est obligatoire avant et pendant la location

Avant de remettre les clés

Un logement mis en location doit respecter les critères de décence. Cela veut dire un logement sans nuisibles au moment où le locataire entre dedans. Si des souris ou des rats sont déjà présents, c'est au propriétaire de régler le problème avant la signature du bail, pas au nouveau locataire de découvrir la situation seul.

Cette obligation ne s'arrête pas à la remise des clés. Un bailleur doit aussi s'assurer que le bâti ne présente pas de point d'entrée béant : fissure dans une façade, grille d'aération cassée, trappe de visite mal fermée. Ce sont des détails qui paraissent mineurs mais qui suffisent à faire entrer une souris domestique ou un jeune rat. Des rats signalés dans un immeuble locatif imposent au propriétaire bailleur d'entretenir les protections du bâtiment contre leur introduction.

Pendant le bail

Une fois le locataire installé, la répartition change. Si l'infestation vient d'un défaut du bâtiment, un mur qui communique avec un vide sanitaire infesté, une canalisation percée, c'est toujours au propriétaire d'intervenir et de payer. Si elle vient d'un défaut d'entretien du locataire, poubelles laissées ouvertes, nourriture stockée n'importe comment, la charge peut lui revenir.

Dans les faits, cette distinction se discute souvent après coup, une fois le problème constaté. Avec 62,3 % de locataires dans le parc de logements nantais, ce genre de désaccord entre bailleur et occupant revient très régulièrement. Un diagnostic sérieux, qui établit l'origine de l'infestation et le type de nuisible, évite la plupart des conflits.

Technicien inspectant un logement à Nantes
Un logement inspecté avec soin permet de choisir une méthode adaptée.
Colonie en place : que faire ?Signalez-la via le formulaire, car elle s'étend tant qu'aucun professionnel n'est intervenu.
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Copropriété : la responsabilité du syndic dans les parties communes

Dès qu'un nuisible s'installe dans une cave, une gaine technique ou un local à poubelles, la responsabilité sort du logement individuel. Ces espaces appartiennent à tous les copropriétaires, et c'est au syndic de faire intervenir une entreprise, pas à un seul habitant excédé de porter le sujet seul devant l'assemblée générale.

Le coût entre dans les charges de copropriété. Il peut être traité en urgence par le syndic dans certains cas, ou voté en assemblée générale si les copropriétaires souhaitent un contrat de suivi plutôt qu'une intervention ponctuelle. Un immeuble ancien avec beaucoup de caves communicantes justifie souvent ce second choix.

Les points de vigilance reviennent presque toujours aux mêmes endroits :

  • Caves et sous-sols, en particulier quand elles communiquent entre elles.
  • Gaines techniques et passages de canalisations entre étages.
  • Locaux à poubelles et vide-ordures.
  • Jardins et cours intérieures partagés.

Avec 80,6 % de logements collectifs à Nantes, ce type de configuration concerne une grande partie du parc immobilier de la ville, et pas seulement quelques grands ensembles isolés.

Restaurant : une obligation qui ne souffre aucun retard

Le plan de lutte contre les nuisibles

Un établissement qui sert de la nourriture a une obligation de résultat, pas seulement de moyens. La présence de nuisibles dans une cuisine ou une réserve n'est jamais tolérée, quelle que soit sa cause. L'exploitant doit pouvoir montrer, à tout moment, qu'il a mis en place une surveillance sérieuse et pas seulement réactive. Dans une cuisine, les blattes comptent parmi les cas fréquents, et la désinsectisation des cafards à Nantes s'inscrit dans cette même exigence de surveillance.

Concrètement, cela passe par un dispositif documenté et suivi dans le temps :

  • Des postes d'appâtage sécurisés placés aux endroits stratégiques et vérifiés régulièrement.
  • Un registre d'interventions daté, consultable en cas de contrôle.
  • Une obturation des accès identifiés, portes, siphons, passages de gaines.

Ce que ça coûte de ne rien faire

En cas de contrôle sanitaire défavorable, la sanction peut aller jusqu'à la fermeture administrative, sans compter le préjudice d'image qui suit un signalement de clients. Pour un restaurant, agir au premier signe, une trace de passage, une déjection, un bruit dans un faux plafond, coûte toujours moins cher qu'attendre.

Un poste d'appâtage fermé à clé, placé le long d'un mur
Le professionnel installe les postes à l'abri des manipulations, le long des murs.

Nantes, un terrain particulier pour les nuisibles

Le bâti nantais joue un rôle dans la fréquence des infestations. Avec 14,6 % de logements construits avant 1946, la ville compte un nombre important d'immeubles anciens, aux caves voûtées, aux façades en pierre poreuse et aux réseaux d'évacuation vieillissants. Ce sont des configurations qui favorisent le passage du rat brun, aussi appelé surmulot, par les canalisations, et du rat noir par les toitures et les combles.

C'est pour cette raison qu'une intervention isolée, sans regarder les points de communication avec le reste du bâtiment, ne suffit presque jamais à régler durablement la situation.

Qui doit appeler qui

Face à un problème de nuisibles, la première question à se poser est simple : où est-ce que ça se passe. Dans un logement loué, le locataire signale au bailleur, qui doit organiser l'intervention si le problème vient du bâti. Dans les parties communes d'un immeuble, c'est au syndic d'être alerté, généralement par le gardien ou un copropriétaire.

Dans un restaurant ou un commerce alimentaire, l'exploitant est seul responsable devant l'administration, même s'il loue ses murs. Il ne peut pas attendre l'accord du propriétaire des lieux pour agir, la mise en conformité de son activité lui revient directement.

Traces de passage de nuisibles relevées le long d'une plinthe
Localiser les traces permet de savoir par où les nuisibles arrivent et où ils circulent.

Prochaine étape

Ce site transmet la demande à des professionnels du secteur.

Pour comprendre comment se déroule une intervention type et ce qu'elle coûte selon la situation, la page étapes d'une intervention et la page tarifs donnent des repères concrets. Pour lancer une demande, rendez-vous sur la page contact.

Questions courantes

Dans une copropriété, à qui revient le paiement de la dératisation ?

Le syndic organise l'intervention pour les parties communes, cave, gaine technique, local poubelles, et le coût est réparti dans les charges de copropriété. Un problème strictement privé dans un logement reste à la charge de l'occupant ou du propriétaire selon l'origine.

Le bailleur peut-il refuser de payer une dératisation ?

Non si l'infestation vient d'un défaut du bâtiment, comme une fissure ou une canalisation percée. Le logement doit rester décent pendant toute la durée du bail, pas seulement à l'entrée du locataire.

Un restaurant risque-t-il une fermeture pour un problème de nuisibles ?

Oui, un contrôle sanitaire défavorable peut aller jusqu'à la fermeture administrative de l'établissement. C'est pour cela qu'un plan de lutte documenté, avec des postes d'appâtage sécurisés et un suivi régulier, est indispensable.

Locataire, que faire si le bailleur ne réagit pas ?

Il faut d'abord signaler le problème par écrit, avec des photos ou des traces constatées, pour garder une preuve. Si le bailleur ne bouge pas, une entreprise peut être contactée directement pour établir un diagnostic qui appuiera ensuite la demande.

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